Une passion ancrée dans le fer
Simon Luquet n’est pas seulement un forgeron, il est un passionné dont l’objectif est clair : installer un véritable atelier de forge à Munster. L’ambition est grande, mais le savoir-faire et la détermination sont bien présents. Il reste néanmoins un élément essentiel à réunir pour concrétiser ce projet : les outils indispensables à l’art de la forge.
L’arrivée du marteau-pilon : une pièce centrale pour la forge
Un pas de plus vient d’être franchi avec l’acquisition d’un marteau-pilon de plus d’une tonne et demie en provenance des Ardennes. Depuis hier, la vieille machine trône fièrement rue des Clefs à Munster, au cœur de la propriété de Soumia et Simon Luquet.
Cet achat est bien plus qu’une simple acquisition matérielle : il marque le renouveau d’une forge historique. Jadis, ce lieu a servi d’ateliers municipaux avant d’accueillir le Club Vosgien. Encore plus loin dans le passé, il était déjà une forge. Aujourd’hui, après un siècle d’absence, Simon souhaite faire revivre cet artisanat ancestral en recréant un atelier digne de ce nom.
Une vocation forgée au contact des maîtres
Le parcours de Simon est singulier. Ancien étudiant en arts plastiques à Strasbourg, il a changé de voie après une rencontre décisive avec un forgeron. « C’est un mode de vie, quand c’est entré, ça ne sort plus ! », confie-t-il avec passion.
Aujourd’hui, âgé de 31 ans, il exerce son talent en tant que forgeron à l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim. Mais son rêve va au-delà : implanter un atelier de forge permanent à Munster et perpétuer un métier en voie de disparition.
Le défi de l’outillage
Si Simon possède la technique et la force physique requises, il lui manque encore le gros matériel nécessaire à son activité :
- Bancs de ponçage,
- Perceuses à colonne,
- Scies industrielles,
- Et bien d’autres outils spécifiques à la forge.
« On a du mal à trouver du matériel, notamment le gros outillage, explique Simon. Il faut chercher sur Le Bon Coin, dans les liquidations d’entreprise, ou encore récupérer du matériel que les gens gardent dans leur grenier en pensant qu’il prendra de la valeur. »
Un savoir-faire précieux et un marché en demande
L’un des plus grands défis de Simon est de faire perdurer un métier ancestral menacé. « C’est une profession quasiment morte, elle subsiste par la ferronnerie d’art, mais il faut recréer une dynamique, car il y a des marchés ! », souligne-t-il.
En effet, les artisans ont besoin d’outils de qualité, et les marchés potentiels sont nombreux :
- Agriculteurs et viticulteurs, qui utilisent des outils tels que le couteau à greffon,
- Menuisiers et travailleurs du bois,
- Particuliers passionnés par l’artisanat.
Des outils faits pour durer
L’approche de Simon va à contre-courant de la production industrielle moderne. Il conçoit des outils robustes et durables, pensés pour résister à l’usure du temps.
« Ils seront quasiment garantis à vie !« , annonce-t-il avec fierté en présentant une hache unique. Son taillant d’acier, chauffé à 1000 degrés, est associé à un manche en acacia, matériau réputé pour sa robustesse. Il lui a fallu deux jours de travail pour la façonner, une démonstration du soin qu’il apporte à chaque pièce.
Un projet soutenu par le financement participatif
Pour finaliser l’équipement de son atelier, Simon et Soumia envisagent de recourir au crowdfunding. Cette levée de fonds vise à réaliser leur projet d’installation d’un atelier de forgeron dans une vallée qui en est désormais dépourvue.
Le financement participatif permettra d’acquérir les dernières machines nécessaires et d’aménager un espace d’accueil pour transmettre ce savoir-faire à travers des stages, des formations et des démonstrations.
Envie de soutenir ce projet ? Retrouvez-les sur leur campagne de financement : KissKissBankBank
Une aventure qui ne fait que commencer
L’installation de cet atelier ne représente pas seulement un projet personnel, mais une réelle opportunité pour Munster de réinvestir un savoir-faire autrefois présent dans la région.
Suivez cette aventure et participez à la renaissance d’une forge traditionnelle en Alsace !
